Mercredi 1 juin 2011
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seine saint-denis, avril 2011
Là où je vis , des cadences ponctuent les journées .Cela commence tôt avec ceux qui prennent le train, puis vient l’heure des nourrices, des écoliers, des collégiens ,des lycéens qui se déplacent
par grappes. Un peu plus tard, quand tout redevient calme, les vieilles personnes vont faire leurs courses et puis les autres…Ceux qui n’ont pas d’horaire fixe ou pas de travail et
qui occupent la vacuité du temps et du lieu avant que la cadence ne reprenne en sens inverse.
Par Françoise Poulin-Jacob
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Lundi 30 mai 2011
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Seine saint-denis, avril 2011
Là où je vis, à certaines heures du matin et de l’après-midi, j’entends jouer les enfants, libérés dans la cour de récréation.
Par Françoise Poulin-Jacob
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Dimanche 29 mai 2011
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Seine saint-denis, avril 2011
Là où je vis, certains matins, j’entends le vent dans les arbres, et tous les matins dans le lointain, la rumeur de la route nationale. Entre les deux et à intervalles réguliers, les trains
passent.
Par Françoise Poulin-Jacob
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Vendredi 27 mai 2011
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Seine saint-denis, avril 2011
Là où je vis, il y a des maisons et encore des maisons et des jardins et encore des jardins et aux deux bouts de ma rue, il y a d’un côté un vieil immeuble en briques qui s'use à attendre
un semblable comme voisin et qui finit par ressembler au décor du film « le jour se lève ». A l’autre bout, 3 petits immeubles alignés entre un parking et un espace vert, le tout
soigneusement clôturé, portent un peu vaniteusement le nom de résidence.
Par Françoise Poulin-Jacob
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